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Sarah Bernhardt

  • Sarah Bernhardt
  • Villa des cinq parties du monde
  • l'intérieur du fort de Sarah Bernhardt

An international star

Sarah Bernhardt a tenu tous les grands rôles romantiques de son époque. Son portrait, familier aux Français, était même connu au delà des frontières. Son caractère, aussi. Un personnage excentrique, attachant, aux tenues chamarrées, à la vie de Bohème. On savait sa maison pleine d’animaux sauvages. On imaginait ses colères homériques. On connaissait la devise qu’elle s’était donnée, encore très jeune : « Quand même ! » Une devise de forte femme, entêtée et persévérante, qui préfigurera le courage de la diva, rendant visite aux poilus de la Grande Guerre après une grave opération.

 

Sarah Bernhardt, actrice d’exception, a commencé sa carrière à la Comédie-Française. Elle était connue pour pouvoir interpréter aussi bien des rôles féminins que masculins. Elle connut un réel succès outre-atlantique et fut une des premières actrices célèbres au cinéma, muet, à l’époque. En 1920, elle incarne Athalie de Racine malgré son état de santé chancelant. A la fin de sa vie, Sarah Bernhardt devra être amputée de la jambe droite.

Un coup de coeur pour Belle-île

C’est en 1894 qu’elle vient à Belle-Île pour la première fois. Son ami, le peintre Georges Clairin, lui en a tant parlé qu’elle se décide enfin à l’accompagner, alors qu’elle a 50 ans. Succombant aux charmes des lieux et au panorama, elle s’offre immédiatement un ancien fort militaire au milieu de la bruyère, à la pointe des Poulains.

Outre les deux villas qu’elle fera construire par la suite, Sarah Bernhardt fait aménager des jardins composés de diverses plantes : des iris, des jonquilles des roseaux et des pervenches. Grande sportive, elle fait également construire un court de tennis. Elle offre à ses plus prestigieux invités, au nombre desquels le roi Edouard VII d’Angleterre, une succession de fêtes et de soirées animées, au milieu de ses extraordinaires animaux de compagnie.

 

Très sensible aux difficultés quotidiennes des Bellîlois au début du XXème siècle, la « Bonne Dame de Penhoët » (comme l’appelle affectueusement la population) finance une boulangerie coopérative : « l’Oeuvre du pain pas cher ».

En 1922, l’actrice qui voulait finir ses jours dans ce qu’elle appelait son paradis, sera contrainte de vendre. Elle décédera en mars 1923, quelques mois après ses dernières vacances au fort que l’histoire lui a finalement restitué. L’actrice est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.

 

La visite du fort de Sarah Bernhardt est accessible au public d’avril à septembre, du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30. Pour les horaires hors saison, se renseigner à l’office de tourisme.

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